Il ne s’agit pas d’être le meilleur. Il s’agit d’être meilleur que vous ne l’étiez hier.

THOMAS BALLET, UN MENTAL DE WARRIOR

Les Alphas ont rencontré Thomas Ballet, grimpeur de haut-niveau et vainqueur de Ninja Warrior 2017.

Les Alphas : Présente-toi : 

Thomas : Je suis Thomas Ballet, gagnant de Ninja Warrior 2017, c’était une super expérience je me suis vraiment amusé, par contre c’est vrai que cela envoie fort, j’ai failli gagner les 100.000 €, je n’étais pas loin car je ne suis jamais tombé du parcours mais j’ai été un peu lent sur la corde et fatigué.

Que t’a apporté l’expérience Ninja Warrior ?

Elle m’a fait découvrir un autre sport, le besoin pour moi d’être plus complémentaire, de gagner en force, de gagner encore plus en agilité et cela m’a fait découvrir que le corps a beaucoup de potentiel que l’on ne voit pas vraiment et qu’il faut aller chercher au plus profond de soi, se mettre à l’épreuve et se dépasser.

Tu nous parles de dépassement, qu’est-ce qui a fait que tu as pu gagner cette compétition ?

Je pense que c’est en nous, depuis que je suis tout petit je vais tout le temps chercher ce côté-là de ma personnalité, qui est je pense en chacun de nous, donc moi je la mets souvent à l’épreuve, je me teste souvent par des petits défis de la vie de tous les jours, c’est ce qui me plait personnellement, le fait de se dépasser et faire des choses qu’on ne pensait pas possible.

Tu as fait plusieurs années en EDF d’escalade, quel a été ton parcours en EDF ?

Je n’ai jamais été champion du monde, je commence toujours par la, car c’était vraiment mon objectif 1er, je n’ai pas été très loin de l’être, j’ai fait plusieurs fois Top 5 mondial, j’ai été champion de France mais jamais « au top niveau mondial ».

C’est un peu la frustration que j’ai avec l’escalade.

Tu t’es rattrapé avec Ninja Warrior …

Oui, mais c’est différent, c’est un autre projet, c’est venu vraiment par hasard, je pense que c’est ce qui fait que j’ai pu être performant, je ne m’y attendais vraiment pas, peut-être que cela m’a enlevé de la pression. C’était aussi un moment de ma vie ou j’étais au plus bas, mon boulot n’allait pas, rien n’allait dans ma vie à ce moment-là et je me suis dit que si ça aussi ça ne passait pas, j’allais être encore plus « au fond », ça a été un peu comme un instinct de survie, j’avais envie de m’en sortir et de réussir.

Pour revenir sur le dépassement et parler un peu plus « technique ». Quelle a été ta préparation pour l’évènement Ninja Warrior ?

A la base je ne me suis pas préparé de manière spécifique car comme je l’ai dit c’était le fruit du hasard, c ‘était totalement inattendu. Mais quand j’ai su que j’étais pris (Approximativement 3 semaines avant le début de l’émission), j’ai fait beaucoup de travail sur le haut du corps, beaucoup de travail en puissance, par exemple des tractions lestées, du travail de pliométrie (sauter de caisse en caisse, sauter sur des cordes) toujours avec une charge supplémentaire sur moi, de manière à stimuler mon corps tout en étant lesté au maximum, je me lestais de 75-80 kgs en plus de mon poids (150kgs en tout à soulever) sur les tractions, les dips, j’ai vraiment essayé d‘aller à mon maximum. J’ai surtout effectué une petite préparation physique sur la capacité de rebondir (pliométrie) car j’avais vraiment peur de tomber à cause des jambes, de me « foirer » à cause de ça. J’ai donc été beaucoup sûr de la pliométrie, de l’explosivité.

Combien de temps à durer cette préparation ?

Ça peut faire rire mais elle a duré 3 semaines, mais par contre c’était 3 semaines très intense, je mangeais, je dormais pour ça.

J’étais vraiment très concentré sur cette préparation aussi courte soit elle.

Quelle a été ta nutrition durant cette période ?

Pendant toute ma carrière je me suis concentré sur perdre du poids, être plus léger, j’étais obnubilé par mon poids, le fait d’être le plus en forme et le plus sec possible, quand j’ai arrêté l’escalade (2 ans avant l’émission) j’ai eu un effet boule de neige, j’ai pris pas mal de poids, j’étais beaucoup plus lourd, mais malgré ça je me sentais bien et en forme.

Pour l’émission je savais qu’il fallait que je fasse quelques sacrifices, tout du moins faire attention et avoir une bonne hygiène de vie, je n’ai pas forcément baissé énormément la quantité mais j’ai mangé plus qualitativement, je ne faisais plus d’écarts type fast food ou la petite bière du weekend. (Rire)

Je dirais juste que je suis arrivé à l’émission préparé physiquement.

Qu’est que cette victoire t’a apporté depuis ?

D’un point de vue financier pas grand-chose car j’ai raté les 100.000€ (rire). Mais au niveau humain déjà, on se revoit régulièrement avec tous les compétiteurs, j’ai participé à une émission aux Etats Unis (Ultimate beast master).

Avec les compétiteurs on se revoit, on s’entraine ensemble, j’ai appris à travailler le bas du corps, c’est quelque chose que je travaille en ce moment, c’est de devenir beaucoup plus complet.

Et puis j’ai pu connaitre un milieu qui m’était totalement inconnu, j’étais invité dans des soirées à la télé (DALS), dans des repas, etc… c’est le côté un peu plus folklorique.

Rencontrer des gens de téléréalité etc…

Un conseil à ceux qui voudrait se lancer pour Ninja Warrior ou sur des choses qu’ils n’ont pas l’habitude de faire ?

Je leur conseillerais de le faire, de se lancer, de ne pas avoir peur, j’entends beaucoup  « la télé c’est pas mon truc » et je ne l’ai pas fait pour ça , j’ai juste voulu me mettre au défi, j’ai voulu voir si j’étais capable d’allé au bout de ce parcours, même si c’est vrai les médias engendrent un peu de pression avec les interviews etc… mais c’est une aventure personnelle et c’est pour cela que j’encourage les gens à participer à ce genre d’émission (Ninja Warrior, Ultimate beast master), cela permet de se connaître , de repousser un peu ses limites, de voir votre réaction face au stress.

As-tu un message à faire passer aux athlètes sur l’aspect mental car si tu as gagné c’est aussi grâce à ton mental ?

Il n’y a pas de formule spécifique, il n’y a pas une façon de faire, ce n’est pas quelque chose que tu développes en peu de temps, c’est quelque chose que tu entraines au quotidien, essayer d’apprendre à aller au bout des choses, faire les choses bien, d’être méthodique, d’aller au bout des choses, le mental se construit au fur et à mesure. C’est aussi stimulé son esprit de survie quand tu es moins bien, quand tu penses que tu es au « fond du trou », on développe beaucoup plus de force et cette force ressort lors d’une compétition.

Une citation ?

Non pas forcement de citation, qui me stimule en particulier, si ce n’est cette citation que mon grand-père me disait souvent : « Le bon sens c’est celui qui fait avancer », j’ai gardé ce truc-là.

Tes projets ?

J’ai démarré une activité après Ninja Warrior et son succès, j’ai développé un concept de parcours modulable que je mets en place en collaboration avec des mairies, des centres commerciaux pour faire des animations avec les enfants, les adultes. J’organise aussi des ninja kids, je prends beaucoup de plaisir et je vais continuer là-dedans.

J’ai un projet plus interne, plus personnel, qui est d’éventuellement intégrer l’armée, l’avenir nous le dira.

Petit mot de fin : 

Merci aux Alphas pour leur accueil, bravo pour le projet « Les Alphas » avec une super application destinée aux coachs sportifs, suivez-les sur les réseaux et sur leur blog. 

Bonne chance à vous 

Félicitation Thomas et merci énormément pour cette interview et ta disponibilité.

Bonne chance à toi.

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